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Le Musée d’Archéologie nationale célèbre ses 150 ans en 3D

lundi 10 avril 2017

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Pour le 150eme anniversaire de l’ouverture des premières salles du Musée d’Archéologie nationale à Saint-Germain-en-Laye, revenons sur l'histoire de ce musée qui a été parmi les premiers musées nationaux à s'impliquer dans le projet 3D de l'agence photo.

L'Agence photo au service du musée pour la reproduction d'oeuvres en 3D

Depuis 2014, le musée d'Archéologie nationale est engagé dans une vaste campagne de numérisation 3D de ses collections, dans le cadre du projet France Collections 3D de l'agence photo de la RMN-GP. De nombreuses oeuvres emblématiques du musée comme la Dame de Brassempouy, la Vénus de Tursac ou encore le baton percé représentant la chasse à l'auroch sont reproduites. 

Plus d'une centaine d'objets emblématiques des collections du musée sont déjà disponibles.

L’Archéologie nationale, une passion

Avec le décret du 8 mars 1862, Napoléon III, grand passionné d’archéologie nationale, notamment de l’époque de Jules César, décide la « création au Château de Saint-Germain-en-Laye, d’un musée d’antiquités celtiques et gallo-romaines ».

Le musée sera inauguré en grande pompe sous une pluie battante, à l’occasion de l’Exposition Universelle, le 12 mai 1867 par l’Empereur en personne. Il est accompagné du comte de Nieuwerkerke, directeur des musées impériaux, du directeur Alexandre Bertrand, de l’architecte de la restauration du château Eugène Millet et de son officier d’ordonnance, Verchère de Reffye, qui a dirigé les reconstitutions de machines de guerre romaines exposées au rez-de-chaussée.

Les sept premières salles ouvertes au public trois jours par semaine, présentent le produit des fouilles ordonnées par l’empereur afin de localiser Alésia, des moulages et des maquettes relatives à la guerre des Gaules, la donation Boucher de Perthes et des collections offertes par le roi Frédéric VII de Danemark. Au dernier étage du château, "le médaillier, les pierres gravées et tous les objets de matière précieuse", présentés dans des vitrines-cabinets en bois d’une rare élégance constitue pour ainsi dire le clou de la visite, selon l’archéologue Gabriel de Mortillet.

On peut compter 7601 objets déjà inscrits à l’inventaire de 1867. Depuis, la collection s’est enrichie d’objets découverts lors de nouvelles fouilles comme celles des tombes à char de Roissy et celles en Nouvelle-Guinée de Pierre Petrequin, complétée par des achats et des dons.

Renouveau muséographique et architectural

Par ailleurs, la muséographie évolue sans cesse avec le réaménagement du rez-de-chaussée pour l'accueil du grand public entre 1993 et 1996, puis la réouverture après rénovation des salles de l'entresol : salles du néolithique, de l'âge du Bronze, du Premier Âge du Fer ainsi que de la galerie du Paléolithique entre 1999 et 2001.

Le 29 novembre 2008 la salle Piette ouvre, elle ne ressemble à aucune autre salle de musée au monde. Son contenu  exceptionnel est constitué d'outils, d'armes ou d'objets d’art préhistoriques. On peut y admirer la délicate dame de Brassempouy découverte au 19e siècle par l’archéologue et préhistorien Edouard Piette lors de fouilles dans les Pyrénées. La scénographie est inchangée depuis le 19e siècle en respect des volontés de son donateur.

Ces fonds extraordinaires, couvrent les périodes de la préhistoire jusqu’au Moyen-Âge, en France mais aussi en Europe, Afrique, Asie, Océanie, Amérique, qui  sont valorisés grâce aux nouvelles technologies et à la récente réouverture de la salle d’archéologie comparée le 2 novembre 2016.

A découvrir ou à redécouvrir, cette collection unique dans un écrin resplendissant, restaurée par l’architecte en chef des monuments historiques Régis Martin. A l’occasion de ce 150eme anniversaire de l’inauguration des premières salles du musée, toute l’équipe du musée a mis en place des animations spécialement pour cette occasion !