Le magazine


Le carnaval de Venise

vendredi 17 février 2017

Partager sur :

  • Le Café Florian au 18e siècle, Alessandro Milesi
    Le Café Florian au 18e siècle, Alessandro Milesi, Italie, Trieste, musée Revoltella
    Photo (C) Archives Alinari, Florence, Dist. RMN-Grand Palais / Marino Ierman
  • Scène de carnaval avec enfants déguisés, Les musiciens et les masques, François Le Diascorn
    Scène de carnaval avec enfants déguisés, Les musiciens et les masques, François Le Diascorn, Paris, Centre Pompidou - MNAM - CCI
    Photo (C) Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais / Georges Meguerditchian
  • Régate sur le Grand-Canal, Antonio Canaletto
    Régate sur le Grand-Canal, Antonio Canaletto, Royaume-Uni, Londres, National Gallery
    Photo (C) The National Gallery, Londres, Dist. RMN-Grand Palais / National Gallery Photographic Department
  • La Piazzetta, Venise, John Singer Sargent
    La Piazzetta, Venise, John Singer Sargent, Royaume-Uni, Londres, Tate Collection
    Photo (C) Tate, Londres, Dist. RMN-Grand Palais / Tate Photography
  • Le Doge de Venise assiste aux fêtes du Jeudi Gras sur la Piazzetta, Francesco Guardi
    Le Doge de Venise assiste aux fêtes du Jeudi Gras sur la Piazzetta, Francesco Guardi, Paris, musée du Louvre
    Photo (C) RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Franck Raux
  • L'Arracheur de dents, Gian Domenico Tiepolo
    L'Arracheur de dents, Gian Domenico Tiepolo, Paris, musée du Louvre
    Photo (C) RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Franck Raux
  • Petite fille masquée et pigeons, Les musiciens et les masques, François Le Diascorn
    Petite fille masquée et pigeons, Les musiciens et les masques, François Le Diascorn, Paris, Centre Pompidou - MNAM - CCI
    Photo (C) Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais / Georges Meguerditchian
  • Le Ridotto, Francesco Guardi
    Le Ridotto, Francesco Guardi, Italie, Venise, Ca'Rezzonico
    Photo (C) Archives Alinari, Florence, Dist. RMN-Grand Palais / Mauro Magliani
  • L'entrée du palais des Doges, Joseph Saint-Germier
    L'entrée du palais des Doges, Joseph Saint-Germier, Paris, musée d'Orsay
    Photo (C) RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / Franck Raux
  • Feu d'artifice sur la lagune, Italico Brass
    Feu d'artifice sur la lagune, Italico Brass, Paris, musée d'Orsay
    Photo (C) RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / Daniel Arnaudet

Comme chaque année, les premiers jours du mois de février marquent le début du carnaval de Venise.

Evènement emblématique de la cité des Doges, cette fête traditionnelle médiévale trouve son origine dans le désir d’abolir les contraintes sociales entre les différents citoyens de la Cité, le port du costume garantissant l’anonymat et permettant une éphémère liberté sociale.

Institutionnalisé et codifié à la Renaissance, il est alors célébré entre l'Épiphanie et le Carême, avant de s’étendre sur plusieurs mois de l’année à l’époque classique. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les Vénitiens bénéficient pendant toute la période du carnaval de l’ouverture du Ridotto, l’un des premiers casinos publics en Europe, où l’on peut s’adonner à des jeux de tables, tels que la bassette, le pharaon ou le biribi.

Avec l’arrivée des troupes bonapartistes à Venise en 1797, la tradition s’interrompt pendant près de deux siècles avant d’être officiellement réintroduite en 1980. Le carnaval débute désormais 10 jours avant le Mercredi des Cendres et s’achève le Mardi gras. Il est ponctué de spectacles traditionnels, tels que l’ « envol de l’ange », la parade nautique ou encore l’élection de la « fête des Maries ».

Bien souvent représenté, le déguisement traditionnel vénitien, la bauta, consiste en une cape noire (le tabarro), un tricorne noir et un masque blanc. Les costumes actuels sont toujours inspirés de la Commedia de l'arte, et des personnages d’Arlequin ou de Pierrot.