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Dalida, une vie en chansons

mercredi 26 avril 2017

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  • Dalida, Sam Lévin, Charenton-le-Pont, Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine
    Dalida, Sam Lévin, Charenton-le-Pont, Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine
    Photo (C) Ministère de la Culture - Médiathèque du Patrimoine, Dist. RMN-Grand Palais / Sam Lévin

Grâce aux photographies de Sam Lévin conservées à la Médiathèque de l'architecture et du Patrimoine, nos collections sont riches en célébrités ! Laissez-vous conter en images l'histoire de la célébrissime vedette.

Il y a trente ans déjà, Dalida nous quittait. Dalida, c’est l’histoire d’une chanteuse, mais aussi celle d’une personnalité multiculturelle. Née au Caire en 1933 de parents italiens, Yolanda Gigliotti passe toute son enfance en Egypte, dans le faubourg de Choubra. Outre son charme méditerranéen, elle hérite de ses origines son célèbre accent, qui fera partie intégrante de sa signature vocale.

A 21 ans, elle rejoint Paris où elle débute comme chanteuse dans les cabarets La Villa d’Este et Le Drap d’or. Elle y est repérée en 1954 par Bruno Coquatrix, alors directeur de l’Olympia. Suivant les conseils de l’écrivain Marcel Achard, elle choisit alors Dalida pour nom de scène.

L’année 1956 marque le lancement de son premier 45 tours. Grâce au succès du titre Bambino, elle assure les premières parties de Charles Aznavour, puis de Gilbert Bécaud à l’Olympia. Avec les titres Come prima, Gondolier, Les Gitans, son imprésario Lucien Morisse fait d’elle une grande vedette populaire dès la fin des années 1950.

Dans les années 1960, le style musical de la chanteuse évolue avec l’apparition de la génération yéyé. Le succès est toujours au rendez-vous avec les titres Itsi bitsi petit bikini, Le petit Gonzalès, ou encore T'aimer follement.

Le début des années 70 marque le grand retour de Dalida à l’Olympia, où elle interprète les titres originaux, Paroles… Paroles…, Gigi l'Amoroso, Il venait d'avoir 18 ans, mais aussi les reprises Avec le temps de Léo Ferré, Mamina de Pascal Danel et Je suis malade de Serge Lama.

Avec l’apparition du disco dans les années 1975, le répertoire de la chanteuse évolue. Le succès ne se dément pas avec des tubes comme J'attendrai, Laissez-moi danser (Monday, Tuesday) ou encore Bésame mucho.

A la fin de sa carrière, son répertoire devient plus intimiste. En 1983, elle interprète Mourir sur scène, titre poignant dans lequel elle évoque son rapport douloureux à l’existence et sa précédente première tentative de suicide.

Marquée par de nombreux drames personnels, Dalida met fin à ses jours quatre ans plus tard en 1987.

Tout au long de sa carrière, Dalida a collaboré avec de nombreux artistes, tels que Serge Gainsbourg, Alain Delon, Sacha Distel, Mike Brant, Serge Lama, Johnny Halliday, Claude François, Omar Sharif, Petula Clark, Sheila, ou encore Line Renaud, avec lesquels elle a interprété des duos.

Avec un répertoire de plus d’un millier de chansons et 140 millions de disques vendus, elle demeure l’une des plus grandes chanteuses de la seconde moitié du XXe siècle.